Tué le 28 février à l’âge de 86 ans dans une frappe aérienne au premier jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël, celui qui a dirigé la République islamique pendant près de 37 ans va être enterré Machhad, sa ville natale, au sein du mausolée de Reza, le plus important lieu de culte d’Iran. Le début de la cérémonie est prévu à 12h30 (heure suisse).

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Ces funérailles ont lieu en plein regain de tensions, malgré un cessez-le-feu: les Etats-Unis ont de nouveau frappé l’Iran dans la nuit de mercredi à jeudi pour tenter de réduire son contrôle sur le détroit d’Ormuz, tandis que l’Iran a dit avoir riposté en visant des sites au Koweït, au Qatar et à Bahreïn.

La liaison ferroviaire entre Téhéran et Machhad, longue de quelque 800 km, a été suspendue après des frappes américaines, selon les chemins de fer de la République islamique, cités jeudi matin par la télévision d’Etat, qui a ajouté que des transports routiers étaient organisés pour les passagers bloqués.

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Des millions de personnes attendues

Cité par la télévision, le gouverneur de Machhad, Hassan Hosseini, a affirmé “s’attendre à ce que 15 millions de personnes”, soit cinq fois la population de la ville, assistent aux funérailles.

Toute la nuit, et pendant des heures avant le début des obsèques, des fidèles ont patienté dans les rues de Machhad. Certains agitaient d’immenses portraits d’Ali Khamenei, tandis que d’autres, réunis en groupes, récitaient en choeur des chants religieux. Une vaste banderole déployée sur la façade d’un immeuble proclamait: “Nous allons tuer Trump”. Une autre promettait une récompense de 100 millions de dollars pour sa mort.

Une femme avec un panneau anti-Trump, jeudi 9 juillet à Machhad. [REUTERS - Mohammed Salem]
Une femme avec un panneau anti-Trump, jeudi 9 juillet à Machhad. [REUTERS – Mohammed Salem]

En Irak, le cortège transportant le cercueil du dirigeant, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir était posé, avait été accompagné d’immenses foules à Najaf et Kerbala, qui abritent les sanctuaires les plus sacrés de l’islam chiite.

Des milliers d’Iraniens affluent pour assister aux méga-funérailles de l’ayatollah Khamenei

Les dépouilles des proches de l’ayatollah Khamenei, tués avec lui à Téhéran (une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois d’après les autorités), ont fait le voyage en Irak sans prendre part aux processions.

Mojtaba Khamenei jusqu’ici absent

Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, n’a en revanche pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars. Aucune déclaration en son nom n’a non plus été diffusée depuis que les obsèques ont commencé.

Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant de 56 ans ne s’exprime que par des communiqués qui lui sont attribués.

edel avec afp