Des mélodies qui sentent bon le dimanche
Fats Domino apportait quelque chose de différent avec Blueberry Hill : une chaleur apaisante, presque nostalgique. Ces accords-là sentaient la glace partagée le dimanche après-midi, les promenades sans destination précise. Elvis Presley, avec Love Me Tender, offrait quant à lui une promesse douce comme un murmure. Paul Anka, 18 ans à peine, écrivait Put Your Head on My Shoulder avec une sincérité désarmante. Ces chansons-là ne parlaient pas à la foule, elles parlaient à chaque personne individuellement.
Soixante-dix ans plus tard, ces mélodies restent le plus beau des voyages dans le temps.