La réponse immunitaire contre nos propres cellules
Pour comprendre ce qui se passe ensuite, il faut connaître le fonctionnement normal de notre système immunitaire face aux infections virales. Les virus sont des parasites intracellulaires obligatoires : ils ne peuvent se reproduire qu’à l’intérieur de nos cellules. Le système immunitaire patrouille à l’extérieur des cellules, dans les liquides et les tissus corporels, mais ne pénètre pas à l’intérieur.
Lorsqu’une cellule est infectée par un virus, elle utilise un mécanisme ingénieux pour alerter le système immunitaire : elle transporte certaines protéines virales à sa surface. Cette exposition de protéines virales sur la membrane cellulaire signale au système immunitaire que cette cellule est infectée et doit être détruite.
Cette destruction est assurée par deux types de cellules immunitaires : d’abord les cellules tueuses naturelles (lymphocytes de grande taille), puis les lymphocytes T cytotoxiques. L’organisme sacrifie ses propres cellules infectées pour empêcher la multiplication du virus et la propagation de l’infection.
Une confusion fatale pour les cellules
Dans le cas des vaccins à ARNm, les cellules qui expriment la protéine spike à leur surface ne sont pas réellement infectées par un virus. Pourtant, le système immunitaire ne fait pas la différence : il détecte ces protéines étrangères et déclenche la même réponse destructrice.
Les anticorps se fixent sur les protéines spike exprimées à la surface des cellules. Ces anticorps agissent comme des opsonines, marquant la cellule pour la destruction. Les cellules immunitaires reconnaissent ce marquage et détruisent les cellules corporelles, créant des blessures dans les tissus, notamment dans l’endothélium vasculaire qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins.
Les conséquences vasculaires graves
Cette destruction cellulaire entraîne plusieurs problèmes graves. Premièrement, elle crée des lésions, des inflammations dans les parois des vaisseaux sanguins. Ces cellules endommagées de l’endothélium vasculaire ne produisent plus les anticoagulants naturels qui maintiennent normalement le sang à l’état liquide.
Deuxièmement, les plaquettes sanguines détectent ces lésions comme des blessures et déclenchent la cascade de coagulation pour former un caillot. C’est leur fonction normale lorsqu’on se coupe, mais ici, la blessure se trouve à l’intérieur du vaisseau sanguin.
Troisièmement, la protéine spike elle-même peut directement initier la coagulation. Cette triple menace favorise la formation de thromboses : des caillots sanguins à l’intérieur des vaisseaux où ils ne devraient jamais se former. Si des fragments de ces caillots se détachent, ils peuvent voyager dans la circulation et bloquer d’autres vaisseaux, provoquant des embolies.
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