Pas question de s’arrêter : il continue de cotiser pour les autres
Ce qui est fascinant dans la situation de Gérard Jugnot, c’est qu’il continue de travailler — et donc de cotiser — à un âge où beaucoup aspirent à souffler. Il se définit lui-même comme un « persistant », ces actifs qui poursuivent leur activité bien au-delà de l’âge légal de départ. Sa raison ? Simple et touchante : * »Il faudra qu’on m’arrête. »*
Son métier, il l’a dans la peau. Impossible pour lui d’imaginer poser les armes. Mais il y a un paradoxe amusant dans tout ça : les cotisations qu’il verse aujourd’hui ne lui profitent plus directement. Comme il l’explique lui-même avec philosophie, * »tout ce qu’on cotise, ce n’est plus pour nous, c’est pour les autres. »* Éric Dussart l’a d’ailleurs surnommé « super contributeur » — et le terme est mérité.
Il comprend, par ailleurs, que tout le monde ne partage pas sa passion pour le travail. * »Je ne suis pas concerné, mais je peux comprendre que quelqu’un qui fasse un métier difficile ait envie de s’arrêter »*, confie-t-il avec bienveillance.
Son coup de gueule contre les artistes trop radins
C’est là que l’interview prend une saveur particulière. Gérard Jugnot a profité de ce passage sur RTL pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : certains artistes très bien rémunérés sont d’une avarice surprenante.
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Il évoque ces situations cocasses — et un peu gênantes — lors de repas ou de sorties entre collègues du milieu, où certains lui lancent sans vergogne : * »Bah tiens, paye, toi, puisque tu as du pognon ! »* De quoi agacer, forcément.
Mais c’est surtout sur certains confrères que sa franchise s’est exercée : * »Je trouve ça triste. Il y a des gens vraiment très, très radins. »* Et d’enfoncer le clou avec humour : * »J’en connais, c’est terrible ! Des pinces, il y en a quand même pas mal. »*
La générosité, ça ne s’achète décidément pas avec la célébrité.