Le Japon a amené des tueurs de serpents sur l’île. 25 ans plus tard, tout le monde a été choqué

Les mangoustes, bien que réputées pour leur agilité et leur capacité à tuer des serpents venimeux, n’ont pas rempli leur rôle. Bien que leur résistance au venin du cobra leur aurait permis de combattre les Habu, les mangoustes étant actives le jour et les serpents la nuit, les deux animaux ne se rencontraient presque jamais. De plus, attraper un serpent demande plus d’effort qu’une proie plus facile, comme une souris ou un lapin.

Une population incontrôlée de mangoustes

En l’espace de quelques années, les mangoustes ont proliféré de manière incontrôlée. En 1993, leur population a atteint 10 000 individus, alors qu’elles n’avaient pas diminué la population de serpents comme prévu. Au contraire, elles ont commencé à chasser les espèces locales, notamment le lapin Amami, une espèce en voie de disparition.

Le ministère de l’Environnement japonais a sonné l’alarme, et un programme de réduction de la population de mangoustes a été lancé. Des pièges spécifiques ont été installés, ainsi que des appâts toxiques. Des équipes locales ont également participé activement à la chasse. En 2018, la dernière mangouste a été capturée, et aujourd’hui, on considère que la population de mangoustes a été éradiquée de l’île.

L’impact écologique des mangoustes

L’introduction des mangoustes, au départ vue comme une solution ingénieuse, a eu des conséquences désastreuses sur l’écosystème local. Les mangoustes ont contribué à la disparition de certaines espèces endémiques, comme le lapin des îles Amami et le rat Ryukyu, également en danger. Elles ont aussi affecté l’agriculture, dévorant des oiseaux et des fruits, tout en propageant des maladies.

Il a fallu 25 ans pour débarrasser l’île des mangoustes, mais l’impact sur l’écosystème a été irréparable. Les espèces locales n’étaient pas préparées à vivre avec de nouveaux prédateurs, et leur habitat a été sévèrement réduit. En seulement 20 ans, les petits animaux ont vu leur habitat diminuer de 40 %.

Répéter les erreurs du passé ?

L’exemple d’Amami Oshima devrait servir de leçon pour d’autres régions du Japon, comme Okinawa, où les mangoustes ont également été introduites il y a 70 ans. Les efforts pour limiter leur population s’y poursuivent. Cependant, leur taux de reproduction reste élevé en raison des conditions favorables sur cette île.

L’histoire d’Amami Oshima rappelle d’autres échecs similaires d’introduction de mangoustes dans le monde, notamment à Hawaï. Les mangoustes y avaient été amenées pour combattre les rats dans les plantations de canne à sucre. Mais tout comme au Japon, elles se sont montrées inefficaces contre les rats nocturnes et se sont attaquées aux espèces locales, provoquant des désastres écologiques.

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