
Traduit en budget annuel, l’impact devient rapidement significatif. Pour 20 heures d’aide à domicile par mois au Smic, la facture augmente d’environ 43 euros mensuels, soit 516 euros par an. Pour une assistance plus conséquente de 50 heures mensuelles, la hausse dépasse 107 euros par mois, représentant jusqu’à 1 290 euros supplémentaires par an avant toute compensation fiscale.
La Fepem estime à environ 15 % la hausse globale sur les services à domicile, qu’il s’agisse d’aide ménagère, d’assistance personnelle, de jardinage ou de soins réalisés au domicile du particulier. Pour des foyers dont les revenus de retraite sont fixes, cette augmentation peut contraindre à revoir le volume d’heures contractualisées.
Qu’est-ce que l’exonération de cotisations patronales à domicile ?
Depuis plusieurs années, les particuliers employeurs âgés d’au moins 70 ans bénéficiaient d’une exonération automatique de cotisations patronales de Sécurité sociale pour la rémunération de leurs aides à domicile, dans la limite de 65 heures par mois. Ce dispositif visait à faciliter le maintien à domicile des personnes âgées en réduisant le coût des
Le crédit d’impôt atténue la hausse, sans la neutraliser entièrement
Un mécanisme fiscal permet de limiter l’impact pour les particuliers employeurs. Le crédit d’impôt sur les services à domicile permet de récupérer 50 % des dépenses engagées, réduisant ainsi la charge réelle supportée par le foyer.
Image d’illustration © ToptenplayDans les exemples chiffrés par la Fepem, la hausse effective après crédit d’impôt serait ramenée à environ 258 euros par an pour 20 heures mensuelles, et à 645 euros pour 50 heures. Un allègement partiel, mais qui ne neutralise pas entièrement le surcoût, notamment pour les retraités non imposables qui ne peuvent pas bénéficier du crédit d’impôt dans les mêmes conditions.
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