Mais c’est justement le détournement de l’arme des droits de douane, déjà brandie ou mise en oeuvre sur de nombreux fronts commerciaux, avec la Chine, l’Union européenne ou encore le Canada, qui est contestée par ses détracteurs.
La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait dès samedi estimé que “les menaces et les accès de colère” n’étaient “pas un moyen de négocier une politique étrangère”.

“Il y a six millions d’emplois dans ce pays qui dépendent des échanges américano-mexicains”, a souligné dimanche sur la chaîne ABC un autre candidat démocrate à la Maison Blanche, Beto O’Rourke. “Les agriculteurs sont déjà en difficulté en raison de la guerre commerciale engagée par ce président avec la Chine”, “ils ne peuvent pas subir davantage de sa part”, a ajouté l’ancien élu du Texas.
Surtout, Bernie Sanders comme Beto O’Rourke ont tous deux repris l’argument selon lequel Donald Trump n’a en fait rien obtenu de neuf de la part de Mexico.
Les efforts promis par le Mexique sont ceux qu’il “avait accepté de faire il y a plusieurs mois”, a assuré le premier. “Le président n’a rien obtenu si ce n’est mettre en péril la relation commerciale la plus importante pour les Etats-Unis”, a renchéri le second.
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