Le pouvoir insoupçonné du rire selon le docteur DeBakey
Le docteur Michael DeBakey, considéré comme l’un des pères de la chirurgie cardiaque moderne, avait un remède inattendu contre les maladies du cœur : le rire. « Le rire n’est pas seulement un remède, c’est une prévention », affirmait-il. Et cette intuition est validée par la science : une étude publiée en 2017 dans l’American Journal of Cardiology a démontré que le rire régulier réduit la rigidité des artères et améliore le flux sanguin.
Son hygiène de vie était d’une discipline remarquable : réveil quotidien à 4h du matin, suivi de 15 tractions, squats et flexions, puis marche jusqu’à son lieu de travail, par tous les temps. Côté alimentation, il suivait un principe original : diviser son dîner en deux, en consommant une moitié le soir et l’autre au petit-déjeuner. Mais sa position la plus controversée concernait le beurre, qu’il qualifiait de plus dangereux que le stress. Il l’avait totalement éliminé de son alimentation et a vécu jusqu’à 99 ans, réalisant plus de 60 000 interventions chirurgicales au cours de sa carrière.
Une révolution végétale portée par le docteur Wareham
Parmi les approches les plus radicales figure celle du docteur Elsworth Wareham, qui a pratiqué sa dernière opération à l’âge de 95 ans et conduit sa voiture jusqu’à ses 99 ans. À 50 ans, après des décennies d’observations sur le terrain, il remarque une corrélation frappante : ses patients végétaliens présentent des artères bien plus propres que ceux ayant une alimentation riche en produits animaux.
Cette constatation l’amène à formuler ce qu’il appelle le « paradoxe asiatique ». Lors de ses interventions en Asie, il observe un contraste frappant : dans les pays occidentaux, les maladies cardiovasculaires liées à l’athérosclérose sont très répandues, tandis que dans les communautés rurales asiatiques, il rencontre davantage de malformations cardiaques congénitales. Il associe cette différence majeure à l’alimentation : un régime principalement végétal dans les zones rurales asiatiques, contre une alimentation riche en produits animaux en Occident.
Son régime alimentaire est rapidement devenu légendaire dans les cercles médicaux. Le matin, il consommait des céréales complètes avec du lait végétal, accompagnées de fruits frais et de noix. En fin de journée, avant 16h, son repas se composait de légumineuses, de légumes crus, d’un supplément de noix, de thé et d’un peu de jus d’orange. Il veillait également à boire au minimum six verres d’eau par jour.
Des petits gestes aux grands effets
Les trois chirurgiens partageaient une conviction fondamentale : ce sont les petits changements constants qui produisent les transformations durables. Voici quelques substitutions simples qu’ils recommandaient :
Remplacez le beurre par de l’avocat ou de l’huile d’olive
Évitez les aliments frits, privilégiez la cuisson à la vapeur ou au four
Commencez votre journée par de l’eau tiède au lieu du café
Prenez votre dernier repas entre 16h et 18h
Oubliez les encas transformés, optez pour des fruits frais et des noix
Un aliment inattendu pour nettoyer vos artères
Le professeur Bokeria mettait aussi en avant un aliment étonnant : le chocolat noir à 90 % de cacao. Selon des études récentes, ce type de chocolat peut aider à faire baisser la pression artérielle, réduire l’inflammation, améliorer la circulation sanguine et diminuer les risques de maladies cardiaques. Toutefois, il avertit : « Seuls les chocolats à très faible teneur en sucre apportent ces bénéfices. Plus le pourcentage de cacao est élevé, meilleurs sont les effets cardiovasculaires. »
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