Que faire après 70 ans : commencer, poursuivre ou arrêter un traitement par statines ?
Pour une femme de 72 ou 75 ans en bonne santé générale, les données de l’étude STAREE offrent un cadre plus concret pour discuter avec son médecin. Les statines ne sont ni considérées comme un remède miracle pour une « jeunesse prolongée », ni comme un traitement inutile : elles réduisent le risque d’accident cardiovasculaire grave, ce qui peut éviter des hospitalisations prolongées, une réadaptation de longue durée, voire un déménagement. Concrètement, cela signifie qu’elle doit prendre un comprimé par jour pour augmenter légèrement son risque d’un tel événement au cours des six prochaines années, sans aucune garantie d’allongement de son espérance de vie.
La tolérance observée dans l’étude STAREE est globalement rassurante chez les personnes âgées : environ 2,7 % d’événements indésirables graves ont été rapportés dans chaque groupe (statine et placebo). Des douleurs musculaires, des anomalies mineures des enzymes hépatiques ou des symptômes liés au diabète sont survenus légèrement plus fréquemment avec l’atorvastatine, justifiant une surveillance régulière. Point important pour de nombreuses familles, l’étude n’a montré aucune augmentation de la démence ou du déclin cognitif associé à la statine. Il est désormais essentiel d’intégrer ces données au profil de chaque patient : antécédents familiaux, tabagisme, tension artérielle, autres traitements, priorité accordée à la prévention des AVC ou, au contraire, à la simplification du traitement. Ces facteurs, plus que le seul âge, permettent une prise de décision individualisée.
Pour connaître toutes les étapes de la recette, veuillez vous rendre à la page suivante ou ouvrir le bouton (>) et n'oubliez pas de PARTAGER avec vos amis Facebook.